avionsdeligne

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 4 mai 2010

n'est pas olympic qui veut

rediffusion du billet édité pour la première fois le 2 février 2005

319noa.jpg

"la grèce n'a pas froid aux yeux quant il s'agit d'appliquer le droit communautaire en matière de concurrence. n'arrivant toujours pas à privatiser sa compagnie aérienne nationale, olympic airways, le gouvernement grec en a transférés les actifs et le personnel à une nouvelle entité baptisée olympic airlines. ce tour de passe-passe a été ratifié grâce à une loi votée par le parlement grec dix jours avant que la commission européenne ne saisisse la cour européenne de justice. le recours a été déposé suite à la non-application par les autorités grecques de la décision de la commission lui sommant de récupérer les aides financières directes et indirectes, soit environ 194 millions d'euros, allouées à l'ancien transporteur.

un peu plus d'un an après, l'avocat général de la cour de justice européenne a rendu aujourd'hui ses conclusions. considérant clairement la loi grecque comme une entrave à l'exécution de l'arrêt de la commission, il estime que la grèce n'a que tardivement procédé au recouvrement des sommes, tout en soulignant que les actifs restants d'olympic airways ne seraient peut-être pas suffisants pour régler l'addition.

le gouvernement grec essaye de se séparer de sa compagnie nationale depuis 2001, date à laquelle il a lancé plusieurs appels d'offres infructueux à ce jour. Malgré, ce changement d'identité circonstancié, olympic airlines a enregistré 23,1 millions d'euros de pertes en 2003."

réédition du 4 mai 2010 : tiens, comme c'est drôle ! la grèce faisait déjà parler d'elle il y a 5 ans. olympic airways, airlines, air, j'en passe et des meilleurs. appelez là comme vous voulez, elle ressemblait à l'état du pays lui-même. il ne faut pas s'étonner maintenant. d'autant plus, que je pense que l'industrie du transport aérien est un baromètre de l'économie mondiale. aujourd'hui la structure enfin privatisée qui porte la devenue régionale olympic air s'appelle pantheon airlines. c'est sûr, le jour où elle disparaîtra, elle ne le rejoindra pas... le panthéon.

photo airbus a320-200 : (c) anthony j. best

vendredi 23 avril 2010

on achève aussi les avions

rediffusion du billet édité pour la première fois le 26 janvier 2005

712trs.jpg

"c'est le 14 janvier dernier, que boeing a relégué en seconde partie d'un communiqué financier la fin du programme 717. c'est le deuxième programme civil que l'avionneur américain met au placard en moins d'un an et demi. ne se vendant plus, le 757 et ses quatre versions avaient déjà été remisées en octobre 2003. développé en 1995, l'appareil était connu sous le nom de mcdonnell douglas md-95, avant que le constructeur de long beach se fasse racheter en 1997 par boeing. rebaptisé 717 pour mieux coller à la logique de numérotation commerciale de l'avionneur de seattle, il était la quatrième version modernisée de l'antique dc-9 dont la conception remonte au début des années soixante. prévu pour le transport d'une centaine de passagers, le 717 n'a jamais réussi à prendre sa place dans le catalogue de boeing, faisant même de l'ombre au plus petit des 737, le -600, d'une capacité d'emport similaire. il a été vendu à 169 exemplaires, dont 63 à la "low-cost" américaine airtran airways.

la décision a été prise avec l'accord de harry stonecipher, nommé il y a un an environ président-directeur général de boeing après la démission de phil condit sur fond de scandale militaire. l'ironie de l'histoire c'est que harry stonecipher fut à l'origine de la fusion avec boeing en 1997. à l'époque, il était également président-directeur général, mais de mcdonnell douglas et venait de démarrer son dernier programme civil, le md-95."

réédition 23 avril 2010 : drôle de fin pour un programme qui aura été décliné en autant de versions que son ancien rival, le 737. la gamme made in boeing n'est pas prêt de décrocher et devrait normalement atteindre les 10000 commandes avant qu'un vrai successeur lui soit trouvé. j'y reviendrai plus longuement lors d'une note qui se penchera sur les nouveaux enjeux des monocouloirs de 100 à 140 sièges.

photo boeing 717-200 : (c) airtran airways