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lundi 24 mai 2010

à force de

rediffusion du billet édité pour la première fois le 17 février 2005

l'histoire pourrait presque ressembler à l'interdiction d'atterrissage du concorde sur le territoire américain dans les années 70, à quelques exceptions près puisque c'est maintenant l'airbus a380 qui n'a pas l'air de recueillir les faveurs de plusieurs autorités aéroportuaires des états-unis. à l'époque, le supersonique était accusé de provoquer des nuisances sonores. aujourd'hui, le poids et la taille du nouveau très gros-porteur sont pointés du doigt.

au début du mois, l'aéroport d'atlanta a soulevé l'émoi en annonçant qu'il n'était pas certifié pour recevoir le futur airbus a380 et qu'il ne comptait pas l'être à brève échéance. la plate-forme, première mondiale en termes de trafic passagers, estime que l'investissement financier serait trop important et que le marché n'est pas prêt. le constructeur européen a répliqué en précisant qu'atlanta n'était pas sur la liste des aéroports demandés par les opérateurs du super-jumbo. air france a également confirmé qu'il n'utiliserait pas l'a380 vers atlanta, qui est pourtant la plate-forme principale de son partenaire delta air lines. mais hier, ce sont deux nouveaux aéroports américains, las vegas et seattle, qui enfoncent le clou. le premier craint de voir ses infrastructures s'écrouler sous le poids de l'avion alors que le deuxième se rallie globalement aux explications économiques d'atlanta.

pourtant le constructeur européen affirme que n'importe quelle plate-forme capable de recevoir un avion de grande capacité peut gérer l'a380. on comprend néanmoins que quelques aménagements sont certainement nécessaires quand on sait que le futur gros-porteur européen pèse 560 tonnes contre environ 400 pour un boeing 747-400 et que son envergure dépasse de 15 mètres celle de son vieux concurrent américain.

réédition du 24 mai 2010 : cette polémique montre combien les enjeux économiques mêlés d'appréhension font dire un peu n'importe quoi. il semble qu'à aujourd'hui aucune liaison vers ces trois aéroports américains n'ait été encore annoncée.

mardi 4 mai 2010

n'est pas olympic qui veut

rediffusion du billet édité pour la première fois le 2 février 2005

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"la grèce n'a pas froid aux yeux quant il s'agit d'appliquer le droit communautaire en matière de concurrence. n'arrivant toujours pas à privatiser sa compagnie aérienne nationale, olympic airways, le gouvernement grec en a transférés les actifs et le personnel à une nouvelle entité baptisée olympic airlines. ce tour de passe-passe a été ratifié grâce à une loi votée par le parlement grec dix jours avant que la commission européenne ne saisisse la cour européenne de justice. le recours a été déposé suite à la non-application par les autorités grecques de la décision de la commission lui sommant de récupérer les aides financières directes et indirectes, soit environ 194 millions d'euros, allouées à l'ancien transporteur.

un peu plus d'un an après, l'avocat général de la cour de justice européenne a rendu aujourd'hui ses conclusions. considérant clairement la loi grecque comme une entrave à l'exécution de l'arrêt de la commission, il estime que la grèce n'a que tardivement procédé au recouvrement des sommes, tout en soulignant que les actifs restants d'olympic airways ne seraient peut-être pas suffisants pour régler l'addition.

le gouvernement grec essaye de se séparer de sa compagnie nationale depuis 2001, date à laquelle il a lancé plusieurs appels d'offres infructueux à ce jour. Malgré, ce changement d'identité circonstancié, olympic airlines a enregistré 23,1 millions d'euros de pertes en 2003."

réédition du 4 mai 2010 : tiens, comme c'est drôle ! la grèce faisait déjà parler d'elle il y a 5 ans. olympic airways, airlines, air, j'en passe et des meilleurs. appelez là comme vous voulez, elle ressemblait à l'état du pays lui-même. il ne faut pas s'étonner maintenant. d'autant plus, que je pense que l'industrie du transport aérien est un baromètre de l'économie mondiale. aujourd'hui la structure enfin privatisée qui porte la devenue régionale olympic air s'appelle pantheon airlines. c'est sûr, le jour où elle disparaîtra, elle ne le rejoindra pas... le panthéon.

photo airbus a320-200 : (c) anthony j. best