air france a de la suite dans les idées. la pagaille créée suite à l'éruption du volcan au nom imprononçable (Eyjafjöll) n'en finit pas d'avoir des répercutions, principalement sur le consommateur perdu et loin d'être une nouvelle fois correctement assisté dans pareille situation. les exemples de proches bloqués à tokyo ou à san francisco, avec consulats fermés, compagnies aériennes aux abonnés absents, ressemblent étonnement aux flots de protestations entendues sur la plupart des médias de la planète. quelle pagaille !
mais la remarque n'est très certainement pas valable que pour le transporteur aérien français. bien sûr nous sommes face à un cas de force majeure rappelant au passage aux êtres humains qu'ils sont loin, très loin, de pouvoir tout contenir de mère nature. alors, le communiqué de presse lâché hier soir par air france s'enorgueillissant d'avoir pris toutes les mesures nécessaires pour rapatrier l'ensemble des passagers piégés me semble relever de l'hypocrisie et de la provocation. ou alors a t-il été établi trop tôt pour taire les journalistes en manque de sensations fortes, n'hésitant pas à taper sur air france au moindre anicroche ?
en effet, au même moment, plusieurs médias statués sur le fait que plus ou moins 25000 français étaient encore bloqués, principalement sur des destinations très lointaines, mais aussi fortement dépendantes d'une stratégie délibérée, comme saint-denis de la réunion. il faut également comprendre qu'air france en proie comme toutes ses consoeurs à la crise de ce secteur qui n'en finie plus a pris il y a plusieurs mois des mesures en termes de réaménagement de flotte et de réseaux protégeant d'abord ses intérêts financiers et ceux de ses actionnaires plutôt que d'aider un tant soi peu correctement ses clients en déroute. globalement, il n'y a plus un seul avion en réserve pour gérer ce type d'évènements
gageons en effet qu'air france et les autres aient enfin rapatrié tous ces passagers en galère d'ici la fin de ce week-end. c'est uniquement par la suite que l'on pourra établir en effet un bilan, même tiré vers soi.