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dimanche 16 mai 2010

les espoirs d'embraer en chine

rediffusion du billet édité pour la première fois le 10 février 2005

embraer erj-145

"la compagnie chinoise, china southern airlines, vient de recevoir le sixième et dernier embraer erj-145 objet d'une commande passée en février 2004. la signature de ce contrat permettait au constructeur brésilien d'entamer sereinement la dernière ligne droite d'un accord industriel lui ouvrant les portes du marché chinois tant convoité à travers l'implantation d'une usine locale capable d'assembler tous les ans vingt-quatre jets régionaux de 37 à 50 sièges des modèles de la gamme erj. l'accord définitif est scellé en décembre 2002 et le premier appareil assemblé était dévoilé un an après.

quatorze mois après, aucune nouvelle commande n'a été annoncée par d'autres opérateurs chinois. l'industriel brésilien qui comptait sur une quarantaine d'exemplaires à construire n'en a réussi à placer que six, des erj-145 à china southern airlines. si l'industrie aéronautique chinoise a ses propres projets comme l'arj-21, il n'en demeure pas moins que l'avionneur brésilien fondait de gros espoirs dans ce partenariat. chez embraer on s'avoue déçu, mais pas abattu. ce n’est plus un secret, la chine est un pays rebelle, demandant l’acceptation d’un mélange de patience et d’attitudes commerciales reposant sur un pragmatisme fortement teinté d’opportunisme."

réédition du 16 mai 2010 : cinq ans après, je note que embraer galère toujours autant en chine et songe en effet à y fermer son usine et partenariat d'ici août prochain. affaire à suivre, qui repose maintenant sur des problèmes administratifs d'importation des morceux d'appareils afin d'y être assemblés à harbin. en attendant, les compagnies aériennes chinoises attendent d'être livrés. en effet, on peut comprendre l'énervement certain des brésiliens incapable de respecter de ce fait les délais.

photo embraer erj-145 : (c) embraer

mardi 4 mai 2010

n'est pas olympic qui veut

rediffusion du billet édité pour la première fois le 2 février 2005

319noa.jpg

"la grèce n'a pas froid aux yeux quant il s'agit d'appliquer le droit communautaire en matière de concurrence. n'arrivant toujours pas à privatiser sa compagnie aérienne nationale, olympic airways, le gouvernement grec en a transférés les actifs et le personnel à une nouvelle entité baptisée olympic airlines. ce tour de passe-passe a été ratifié grâce à une loi votée par le parlement grec dix jours avant que la commission européenne ne saisisse la cour européenne de justice. le recours a été déposé suite à la non-application par les autorités grecques de la décision de la commission lui sommant de récupérer les aides financières directes et indirectes, soit environ 194 millions d'euros, allouées à l'ancien transporteur.

un peu plus d'un an après, l'avocat général de la cour de justice européenne a rendu aujourd'hui ses conclusions. considérant clairement la loi grecque comme une entrave à l'exécution de l'arrêt de la commission, il estime que la grèce n'a que tardivement procédé au recouvrement des sommes, tout en soulignant que les actifs restants d'olympic airways ne seraient peut-être pas suffisants pour régler l'addition.

le gouvernement grec essaye de se séparer de sa compagnie nationale depuis 2001, date à laquelle il a lancé plusieurs appels d'offres infructueux à ce jour. Malgré, ce changement d'identité circonstancié, olympic airlines a enregistré 23,1 millions d'euros de pertes en 2003."

réédition du 4 mai 2010 : tiens, comme c'est drôle ! la grèce faisait déjà parler d'elle il y a 5 ans. olympic airways, airlines, air, j'en passe et des meilleurs. appelez là comme vous voulez, elle ressemblait à l'état du pays lui-même. il ne faut pas s'étonner maintenant. d'autant plus, que je pense que l'industrie du transport aérien est un baromètre de l'économie mondiale. aujourd'hui la structure enfin privatisée qui porte la devenue régionale olympic air s'appelle pantheon airlines. c'est sûr, le jour où elle disparaîtra, elle ne le rejoindra pas... le panthéon.

photo airbus a320-200 : (c) anthony j. best

samedi 24 avril 2010

circulez... ils ne sont que 25000 !

air france a de la suite dans les idées. la pagaille créée suite à l'éruption du volcan au nom imprononçable (Eyjafjöll) n'en finit pas d'avoir des répercutions, principalement sur le consommateur perdu et loin d'être une nouvelle fois correctement assisté dans pareille situation. les exemples de proches bloqués à tokyo ou à san francisco, avec consulats fermés, compagnies aériennes aux abonnés absents, ressemblent étonnement aux flots de protestations entendues sur la plupart des médias de la planète. quelle pagaille !

mais la remarque n'est très certainement pas valable que pour le transporteur aérien français. bien sûr nous sommes face à un cas de force majeure rappelant au passage aux êtres humains qu'ils sont loin, très loin, de pouvoir tout contenir de mère nature. alors, le communiqué de presse lâché hier soir par air france s'enorgueillissant d'avoir pris toutes les mesures nécessaires pour rapatrier l'ensemble des passagers piégés me semble relever de l'hypocrisie et de la provocation. ou alors a t-il été établi trop tôt pour taire les journalistes en manque de sensations fortes, n'hésitant pas à taper sur air france au moindre anicroche ?

en effet, au même moment, plusieurs médias statués sur le fait que plus ou moins 25000 français étaient encore bloqués, principalement sur des destinations très lointaines, mais aussi fortement dépendantes d'une stratégie délibérée, comme saint-denis de la réunion. il faut également comprendre qu'air france en proie comme toutes ses consoeurs à la crise de ce secteur qui n'en finie plus a pris il y a plusieurs mois des mesures en termes de réaménagement de flotte et de réseaux protégeant d'abord ses intérêts financiers et ceux de ses actionnaires plutôt que d'aider un tant soi peu correctement ses clients en déroute. globalement, il n'y a plus un seul avion en réserve pour gérer ce type d'évènements

gageons en effet qu'air france et les autres aient enfin rapatrié tous ces passagers en galère d'ici la fin de ce week-end. c'est uniquement par la suite que l'on pourra établir en effet un bilan, même tiré vers soi.