rediffusion du billet édité pour la première fois le 10 février 2005

"la compagnie chinoise, china southern airlines, vient de recevoir le sixième et dernier embraer erj-145 objet d'une commande passée en février 2004. la signature de ce contrat permettait au constructeur brésilien d'entamer sereinement la dernière ligne droite d'un accord industriel lui ouvrant les portes du marché chinois tant convoité à travers l'implantation d'une usine locale capable d'assembler tous les ans vingt-quatre jets régionaux de 37 à 50 sièges des modèles de la gamme erj. l'accord définitif est scellé en décembre 2002 et le premier appareil assemblé était dévoilé un an après.
quatorze mois après, aucune nouvelle commande n'a été annoncée par d'autres opérateurs chinois. l'industriel brésilien qui comptait sur une quarantaine d'exemplaires à construire n'en a réussi à placer que six, des erj-145 à china southern airlines. si l'industrie aéronautique chinoise a ses propres projets comme l'arj-21, il n'en demeure pas moins que l'avionneur brésilien fondait de gros espoirs dans ce partenariat. chez embraer on s'avoue déçu, mais pas abattu. ce n’est plus un secret, la chine est un pays rebelle, demandant l’acceptation d’un mélange de patience et d’attitudes commerciales reposant sur un pragmatisme fortement teinté d’opportunisme."
réédition du 16 mai 2010 : cinq ans après, je note que embraer galère toujours autant en chine et songe en effet à y fermer son usine et partenariat d'ici août prochain. affaire à suivre, qui repose maintenant sur des problèmes administratifs d'importation des morceux d'appareils afin d'y être assemblés à harbin. en attendant, les compagnies aériennes chinoises attendent d'être livrés. en effet, on peut comprendre l'énervement certain des brésiliens incapable de respecter de ce fait les délais.
