rediffusion du billet édité pour la première fois le 6 février
2005
"si vous êtes régulièrement en déplacement aux états-Unis, vous avez
peut-être remarqué l'existence d'une chaîne de restauration rapide appelée
hooters. affublée d'un logo
mettant en scène une chouette aux yeux ronds, elle propose depuis 1983 des
menus principalement dédiés aux ailes de poulet, crevettes et autres fruits de
mer. jusque-là rien d'extraordinaire si ce n'est que le succès de ces
restaurants provient plus de son personnel en salle que des menus proposés. ce
personnel, exclusivement féminin, porte le nom logique de hooters girls. un concept, que
dis-je, une institution basée sur le sex-appeal de filles souriantes aux formes
généreuses et vêtues de manière plutôt minimale.
fort de l'aura créée les restaurants, hooters a fondé en 2003 une compagnie
aérienne fort logiquement baptisée hooters air. après tout pourquoi ne pas
décliner dans les airs le fantasme procuré par les hooters girls, filles à la
poitrine opulente et bardées d'un simple tee-shirt moulant et d'un short en
guise de seconde peau. rassurez-vous, elles ne pilotent pas encore les boeing
737 et 757, comme la première de page de leur site internet peut le suggérer,
elles sont justes à bord pour vous en mettre pleins les yeux, si j'ose dire.
plus sérieusement, hooters air propose une dizaine de liaisons à bas tarifs au
départ de myrtle beach, paradis des golfeurs, en caroline du sud. c'est une
sorte de "low-cost" dont le modèle se développe depuis bientôt deux ans sur la
générosité physique des fameuses hooters
girls, à bord pour vous faire passer le plus agréable des voyages.
hooters air est une petite compagnie aérienne nichée à l'ombre du concept
sexuellement éprouvé de sa chaîne de restauration. elle n'en est pas moins,
au-delà de son côté racoleur, une idée de l'évolution du modèle économique qui
manque cruellement au transport aérien outre-atlantique."
réédition du 9 mai 2010 : il faudrait aujourd'hui écrire cette
note au passé car le modèle a vécu. la crise et la spécificité des marchés
desservis sont venus à bout
du concept sexy début 2006.